Le 23 avril dernier, en pleine guerre des
Balkans, le Cercle GRAMSCI recevait trois hôtes de marque, pour débattre de la situation
au Moyen-Orient, et particulièrement de deux questions majeures : la question kurde
et le conflit israélo-palestinien. Quelques mois après larrestation du leader
kurde Abdullah ÖCALLAN, et à quelques semaines de la grande échéance de mai 99 pour
lavenir du processus de paix en Palestine, ces deux questions ne manquaient pas
dintérêt.
KURDISTAN,
PALESTINE,
deux
problèmes européens
Bernard
RAVENEL, historien, spécialiste de la Méditerranée, sattache à situer les
conflits kurde et palestinien, au sein de cet « arc
des crises » qui court du Golfe Persique aux Balkans.
LEurope se trouve aujourdhui,
pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, impliquée dans un conflit sur
son propre sol. Or le conflit du Kosovo touche particulièrement la Turquie, membre de
lOTAN, impliquée elle aussi depuis 15 ans dans le conflit kurde.
Le problème kurde tend à devenir de plus en
plus européen :
· la Turquie, acteur principal de ce
conflit, est candidate à lentrée dans lUnion Européenne, et fait partie du
Conseil de lEurope,
· plusieurs centaines de milliers de kurdes
vivent en Europe et lEurope a une responsabilité historique dans la situation faite
aujourdhui au peuple kurde, puisque les pays dEurope ont redessiné la carte
de la Région au moment du démembrement de lEmpire ottoman (voir plus loin
lexposé de Kendal Nezan) .
La question palestinienne et le conflit
israélo-arabe impliquent aussi particulièrement lEurope : la région subit
encore les conséquences des décisions prises par les puissances européennes dans les
années 1917-1920 (voir plus loin lexposé de JP. Chagnollaud).
Deux
situations différentes, mais deux situations
comparables, qui posent la question du droit à lautodétermination des peuples,
et qui impliquent deux puissances régionales dailleurs alliées (la Turquie et
Israël).
Les européens ont du mal à dégager une
ligne indépendante de celle des américains. Les USA ont en effet construit un système
dalliances - afin de maintenir leurs intérêts stratégiques dans la région - qui
sappuie sur la Turquie et Israël. LEurope,
si elle veut exister, doit prendre ses distances avec le projet américain (comme elle
l'a fait le 23 mars dernier en reconnaissant pour la première fois la légitimité de la
proclamation de lEtat palestinien, sans le lier au résultat de la négociation avec
Israël). Le projet euro-méditerranéen (défini à la conférence de Barcelone en 1995)
- zone de libre échange, sur tout le bassin méditerranéen - va dans ce sens, il suppose
létablissement dune paix durable sur les deux rives de la Méditerranée.
LEurope
est-elle capable de peser en faveur dune solution juste à ces conflits ?
pour la Palestine elle sy essaye, pour le Kurdistan, elle ne sen préoccupe
pas ; larrestation récente de ÖCALLAN, lui fournit pourtant une occasion
supplémentaire (sur le plan de lingérence humanitaire : conditions de
détention, de déroulement du procès,...)
Une
identité forte et originale
au
Moyen-Orient
Kendal NEZAN, président fondateur de
lInstitut kurde de Paris.
Les
Kurdes représentent numériquement la 3è nation au Moyen-Orient (après
les arabes et les persans), avec une population de 25 à 30 millions de personnes,
répartie sur le territoire de 4 Etats : Turquie, Irak, Iran et Syrie.
Leur présence est attestée dans la région
depuis lAntiquité, cest à dire avant larrivée des Arabes et des
Turcs. Ils parlent une langue appartenant au groupe iranien, donc indo-européenne,
cest à dire plus proche, dans sa structure, du français que du turc ou de
larabe ! Les kurdes sont en majorité musulmans (sunnites ou chiites), mais
avec là encore des particularités importantes (les alévis par exemple[1]),
avec la présence dimportantes minorités chrétiennes (nestoriennes notamment[2])
, juive (au moins jusquau début des années 1950) qui a émigré par la suite en
Israël (I. MORDEHAÏ, lancien ministre de la Défense israélien en est issu), mais
aussi Yezidis (religion un peu mystérieuse, exemple de syncrétisme entre les cultes
chrétien, musulman et zoroastrien[3]) .
Les Kurdes comptent des figures importantes
dans lHistoire, tel SALADIN, le conquérant de Jérusalem en 1187, fondateur
dune dynastie (les ayyûbides) dominante dans la région au cours de XIIè et XIIIè
siècles.
Le Kurdistan a connu par la suite un
morcellement en principautés, aux marges de lEmpire ottoman, qui respectait leur
autonomie au moins jusquau XIXè siècle. Après la disparition de lEmpire
ottoman, le Traité de Sèvres en 1920, préconise la création dun Etat arménien
et dun Etat kurde indépendants. Le rapport des forces sur le terrain (favorable aux
armées turques), ainsi que les choix stratégiques (voir la question du pétrole de
Mossoul) opérés par les puissances occidentales (française et britannique en
particulier), conduisent au Traité de Lausanne (1924) qui annule les engagements
précédents.
Les
Kurdes en Irak : des insurrections à lautonomie
Au lendemain de la 1ère guerre
mondiale, le Kurdistan irakien (région de MOSSOUL), représente un enjeu stratégique
important, la région est à la fois riche en eau et en pétrole. Contre lavis des
populations kurdes, les britanniques présents en Irak décident de rattacher la région
à lIrak (en contrepartie dune promesse dautonomie interne) .
Français, Britanniques et Américains se partagent le capital de l'« Irak petroleum
Cie. », ils en conserveront la propriété jusqu'au début des années 1970.
La promesse de lautonomie ne sera
jamais durablement respectée par lEtat irakien indépendant en 1930. De multiples
insurrections kurdes feront des centaines de milliers de tués. La dernière (de 1961 à
1991), entraînera la mort de 400.000 kurdes, la destruction de 4500 des 5000 villages
kurdes par larmée de Saddam Hussein. Loffensive menée en 1991, après sa
défaite au Koweit, par S. Hussein sest traduite par 1,2 millions de réfugiés,
malgré la présence dans le golfe de limposante armada occidentale. La pression des
opinions publiques ont quand même contraint les gouvernements occidentaux à proposer la
mise en place dune zone protégée dans le nord de lIrak (juin 1991).
Cette zone, dont la superficie est proche de
celle de la Suisse (40.000 km2), compte 3,5 millions dhabitants. Avec laide
des ONG, 70 % des villages ont pu être reconstruits.
Un quasi Etat fonctionne aujourdhui au
Kurdistan dIrak, avec son gouvernement, son parlement, sa monnaie. Malgré les
difficultés et le faible soutien des pays occidentaux (qui craignent toujours
linstallation dun Etat kurde, ce qui remettrait en cause les frontières
existantes), ses performances économiques sont même supérieures au reste de
lIrak.
Les
kurdes en Turquie : 54 ans détat de siège
Le sort des kurdes est surtout dramatique en
Turquie, lEtat kémaliste bâti sur un modèle centralisateur a nié
lexistence même dune spécificité kurde (les baptisant « turcs des
montagnes »). Depuis 1923, on a compté 29 insurrections kurdes. Depuis 1984, 4000
villages kurdes ont été rasés par larmée turque, trois millions de personnes ont
été déplacées de force.
Les pays occidentaux continuent quand même
à vendre à la Turquie (membre de lOTAN), des armes qui seront utilisées contre le
peuple kurde. La guerre au Kurdistan turc conduit au surarmement de la Turquie, entretien
le nationalisme turc et peut conduire à des dérapages (avec la Grèce ou la Syrie,
notamment).
Dans
les autres pays
EN
IRAN, vivent 8 à 10 millions de Kurdes. Ils ont contribué à la chute du régime du
Shah, mais dès lété 1979, le pouvoir islamiste a engagé la guerre contre les
Kurdes jugés hérétiques (en majorité sunnites). Cette situation de guerre se poursuit
jusqu'à maintenant.
EN
SYRIE, vivent 1 million de Kurdes, qui nont aucun droit spécifique politique ou
culturel.
Enfin, 850.000 Kurdes vivent EN EUROPE (dont 600.000 en Allemagne et 120.000 en
France), avec près de 2 millions de Turcs, ce qui atteste que la question kurde est
devenue aussi
une question européenne. Une
chaîne télévisée kurde (actuellement suspendue) émet depuis le sol européen,
plusieurs revues et un quotidien sont également publiés.
PALESTINE,
UNE
TERRE POUR DEUX PEUPLES
Jean
Paul CHAGNOLLAUD, professeur de relations internationales à lUniversité de
Cergy-Pontoise, directeur de la revue « Confluences Méditerranée »
débute son exposé en détaillant les 4 moments-clés de lhistoire des rapports
entre Juifs et Arabes en Palestine.
1917-1922 :
Là encore, lorigine du conflit remonte à la dislocation de lEmpire ottoman
en 1917/18. La communauté internationale (la SDN) confie à la France
ladministration provisoire de ce qui deviendra la Syrie et le Liban, et à la
Grande-Bretagne, la Palestine et le territoire à lest du Jourdain, qui deviendra la
Jordanie. Au début du mandat britannique (1920), il y avait 90 % dArabes (musulmans
et chrétiens) et 10 % de Juifs en Palestine. Les vagues successives dimmigration
juive en Palestine vont modifier progressivement ce rapport démographique, pour atteindre
les 30 % de population juive et 70 % arabe en 1937.
Le premier conflit très grave éclate en
1936, il se prolonge jusquen 1939, les Arabes sopposant à larrivée
massive dimmigrants juifs, à lachat de terres et à la colonisation. La
Grande-Bretagne va tenter de résoudre le conflit en proposant dès 1937 (Commission PEEL)
le partage de la Palestine en deux Etats (lun juif, lautre arabe). Au
lendemain de la 2nde guerre mondiale, cest à lONU quest
confié le règlement de la question. LONU propose ainsi le plan de partage de 1947
(résolution 181), avec un Etat arabe (sur 46 % du territoire), un Etat juif et une zone
internationale (Jérusalem).
1948-49 :
Le refus arabe de la partition et la proclamation de lEtat dIsraël en mai
1948, entraînent le premier conflit israélo-arabe au cours duquel le nouvel Etat
victorieux conquiert par la force les ¾ de la Palestine. Les Juifs réalisent ainsi en
Palestine le projet de constitution dun Etat juif, lancé dès 1897 par Théodore
HERZL lors du premier congrès sioniste à Bâle.
800.000 Palestiniens prennent le chemin de
lexode, chassés de leur terre par la politique de « purification
ethnique » menée par Israël (pour exister lEtat dIsraël doit
comporter une nette majorité de Juifs). La population arabe se trouve rejetée en
Cisjordanie (bientôt annexée par la Jordanie) et à Gaza (sous contrôle égyptien), ou
dispersée dans des dizaines de camps de réfugiés au Liban, en Syrie et en Jordanie.
1967 :
La guerre des six jours entraîne loccupation par Israël du quart restant de la
Palestine (la Cisjordanie et Gaza).
1993 :
Après plus de trente ans daffrontements entre deux nationalismes antagonistes (juif
et palestinien), chacun refusant à lautre le droit dexister, les Accords d'Oslo (préparés par un long processus
de rapprochement) marquent une vraie rupture :
· reconnaissance mutuelle
· ouverture dune période intérimaire de
5 ans pendant laquelle doit se construire lautonomie des territoires palestiniens
(avec retrait militaire israélien), qui devrait sachever le 04 mai 1999,
· la Cisjordanie et Gaza se trouvent
découpées en trois zones : une zone A sous autorité palestinienne (sur un
territoire morcelé représentant seulement 3 % du territoire de la Cisjordanie et 60 % de
Gaza), une zone B sous autorité partagée (27% de la Cisjordanie) et une zone C toujours
occupée (sur les 70 % restant de la Cisjordanie et les 40 % de Gaza).
Lobjectif des palestiniens est de
gagner lors des négociations à venir, lextension des zones A et B, progressivement
à toute la Cisjordanie. La dynamique dOslo pouvait sans doute y conduire, mais
lassassinat de RABIN (en novembre 95) a entraîné le reflux des forces de paix en
Israël, et conduit à la victoire de la droite nationaliste aux élections législatives
en 1996. Depuis cette date, tout a été fait pour torpiller ce processus.
JP
CHAGNOLLAUD évoque les enjeux du mois de mai 99 :
· le 04 mai, sachève la période
intérimaire ouverte par Oslo, les Palestiniens sont donc en droit de proclamer leur Etat,
au risque de subir la réaction violente dIsraël (blocus ? reconquête
militaires des zones autonomes ?). Lalternative la plus probable semble être
la prolongation de la période intérimaire. La déclaration de lUnion européenne
du 23/03 encourage les palestiniens à aller dans ce sens,
· le 17 mai auront lieu lélection du
premier ministre et et celle du parlement israéliens : l'enjeu principal est la
poursuite ou non du processus dOslo.
JP Chagnollaud évoque ensuite les
principales questions en débat :
l la question des colonies juives :
Israël depuis 1967, mais surtout depuis 1982-93, a implanté un réseau de colonies,
réparties sur tout le territoire de manière à le contrôler. Réservées à la seule
population juive, elles sont reliées entre elles par des routes à accès réservé qui
contournent les zones peuplées par les Arabes.
Cette politique na pas été
interrompue par OSLO, il y a aujourdhui 170.000
colons en Cisjordanie (ils étaient 15.000 en
1973). Plus le temps passe, plus les colonies sétendent et rognent un peu plus la
terre palestinienne, rendant difficile la continuité territoriale du futur Etat,
l la question des réfugiés : ils sont
aujourdhui plus de 3 millions, dont le tiers vit encore dans des camps. Le problème
a été renvoyé aux futures négociations sur le statut définitif des territoires
occupés. Ils ne sont pas concernés par Oslo,
l enfin la question de JERUSALEM, revendiquée
comme capitale par les Palestiniens. La population israélienne, majoritairement favorable
aujourdhui à un Etat palestinien, reste très opposée à toute concession sur
Jérusalem.
Le
débat...
Question :
un premier intervenant pense que la situation au Kurdistan dIrak est
particulièrement critique, il insiste sur la forte rivalité existant entre les forces
politiques kurdes qui défendent des positions antagonistes. Un second sinterroge
sur les conséquences des dernières élections générales en Turquie.
Kendal
NEZAN souligne le caractère pluraliste des élections au Kurdistan dIrak en
1992, où deux forces politiques principales se sont affirmées (le PDK et lUPK) et
ont formé un gouvernement dunion nationale. Cette expérience démocratique aurait
pu fonctionner si lUnion Européenne (UE) et les USA avaient été présents, mais
les occidentaux nont pas reconnu le gouvernement autonome au Kurdistan dIrak.
Néanmoins, depuis 1997, la Région du Kurdistan irakien vit en paix et se développe,
grâce pour une part à laccord « pétrole contre nourriture »
(résolution 986 de lONU), qui assouplit le blocus de lIrak.
En Turquie, la répression est toujours aussi
féroce : 12.000 prisonniers politiques, la création de tout groupe (même culturel
ou sportif) saffirmant comme kurde est interdite, organiser un concert de musique
kurde est passible de 5 ans de prison. Toutefois, le HADEP, parti politique kurde, a
réussi, malgré la répression et la fraude, à remporter un succès important dans une
quarantaine de municipalités.
Le dernier scrutin turc a révélé une forte
polarisation ethnique. Les médias turcs matraquent la population dimages et de
propos guerriers et entretiennent ainsi un climat nationaliste qui sest traduit dans
les urnes : victoire du parti nationaliste de gauche du Premier Ministre Bülent
ECEVIT, et du parti dextrême droite des « loups gris ».
Question :
un intervenant qui se revendique du mouvement Bahaïe souligne la nécessité
dédifier une citoyenneté mondiale, dans le respect de la diversité. Un autre pose
la question de la présence de la Turquie (qui viole les droits de lhomme) au sein
du Conseil de lEurope (organisation dont la vocation est de défendre les droits de
lhomme).
Pour Kendal
NEZAN, cette présence sexplique essentiellement pour des raisons de
« real-politique », la Turquie est le pilier de lOTAN dans la région.
Question :
Peut on établir un lien entre la disparition du bloc soviétique et la conclusion des
accords dOslo ?
Pour J.P.
CHAGNOLLAUD, il ny a pas de lien direct entre les deux événements, toutefois,
cest la guerre du Golfe « guerre du droit » (permise par
laffaissement de lun des deux blocs) qui a conduit les USA à imposer aux
Israéliens la conférence de Madrid en 1991, qui allait aboutir deux ans plus tard à
Oslo, donc à un processus fondé sur le droit.
Lenjeu des élections de mai 99 en
Israël est vraiment décisif pour lavenir du processus. Si Nétanyahou est
reconduit, cela voudra dire quune majorité disraéliens valide sa politique
de négation des droits des palestiniens.
Question :
Un intervenant sinterroge sur la capacité de lEurope à mener une politique
étrangère indépendante de celle des Etats Unis.
J.P.
CHAGNOLLAUD souligne que depuis 1991, lUE et les pays qui la composent sont
les principaux bailleurs de fonds en Palestine (ils ont notamment financé la construction
de laéroport de Gaza). Au plan politique, lEurope depuis 1980 (sommet de
Venise) a fait la preuve de sa capacité à tenir un discours indépendant, la récente
déclaration de Berlin (le 23 mars 99) sur la légitimité de lEtat palestinien en
est la démonstration. Cela constitue un réel point dappui pour les palestiniens.
Bernard
RAVENEL pense que les USA sont entrés dans une phase de déclin. Face à laxe
Etats Unis-Turquie-Israël, est en train de se constituer un vrai axe arabo-européen.
Question :
quelles relations entretiennent les palestiniens avec la gauche israélienne ?
J.P.
CHAGNOLLAUD estime que des liens très forts ont été tissés entre militants de
lOLP, certaines personnalités travaillistes, et des mouvements comme « la
paix maintenant ». Plus largement, beaucoup de tabous sont tombés en Israël (celui
de lEtat palestinien en particulier).
Question :
quelquun souligne le paradoxe qui conduit simultanément, dans une région du monde,
à laffirmation des nationalismes (au moyen orient en particulier), et ailleurs (en
Europe) à la construction dinstitutions supranationales fortes. Une autre personne
pose la question de lavenir du peuple kurde.
Pour K.
NEZAN, jamais toutes les parties du monde nont vécu au même rythme, il en est
de même aujourdhui à propos de la question nationale. Il cite Waclav Havel,
« les frontières des Etats ne doivent pas être sacrées, ce qui compte cest
le bonheur des peuples », il y a des moments où les peuples aspirent à
lunion, dautres moments où ils souhaitent se séparer, cela doit pou
voir
se réaliser pacifiquement.
La tragédie du peuple kurde a renforcé son
identité, ce peuple connaît un réel dynamisme démographique. Linstabilité au
Moyen orient est de nature à favoriser lobtention dun statut permettant aux
kurdes de maîtriser leur destin.
Christophe Nouhaud.
[1] Alévis : issue du Chiisme (majoritaire en Iran), mais ayant fait de nombreux emprunts aux autres religions, la religion alévie comprend de nombreux adeptes en Turquie. Les alévis militent pour un Etat démocratique et laïc.
[2] Nestorianisme : doctrine prêchée au Vème siècle par un prêtre dAntioche (en Turquie actuellement), Nestorius, devenu patriarche de Constantinople, et condamnée par le Concile oecuménique dEphèse en 431. Les nestoriens postulent que Jésus est bien Dieu fait homme, mais quen lui, cest la nature humaine qui lemporte.
[3]
Zoroastrisme :
religion ancienne des perses.